Préparez-vous, ça va secouer ! Et c’est bien aux logos animés auxquels on fait allusion ici !

Les logos animés ont de plus en plus la côte et ça n’a rien de surprenant. Nous sommes attirés par les choses qui bougent : les vagues, le feu et… les écrans d’ordinateur. Cette tendance au mouvement s’est récemment incrustée en design de logo.

Nous avons décomposé le principe en neuf étapes pour que vous aussi vous puissiez faire tourner, sauter ou plier votre logo. C’est parti.

Rotations

L’une des tendances les plus récentes consiste à faire tourner son logo. L’objectif ultime de Lux Capital, une entreprise spécialisée dans l’investissement, c’est de faire de l’argent. Le studio Much a donc joué sur les concepts d’addition, de multiplication et de profit en créant une rotation sur le X du nom de l’entreprise. Et ça n’est pas tout, en plus de tourner, la lettre s’élève et se déplace vers la droite — clairement un autre clin d’oeil à l’idée du profit.

Lux par Mucho

 

Le logo de Giant Owl explore une approche complètement différente de la rotation. La forme circulaire commence à tourner et rappel les bandes de films de l’époque, avant de devenir les yeux d’une chouette. C’est l’avantage avec les animations : on ne comprendrait pas forcément à quoi correspondent ces formes sans le mouvement. Elles permettent d’ouvrir de nouvelles portes en terme de concepts.

Derrière Terri Timely se trouvent deux réalisateurs spécialisés en comédies et films décalés. Leur logo fonctionne également sur le principe de rotation pour ajouter du cachet et de la personnalité au logo. Tous les éléments de l’horloge tournent rapidement et de manière incontrôlée. Grâce à cet effet, ce logo plutôt simple à la base devient créatif et amusant.

Cache-cache

Qui n’aime pas un bon vieux tour de cache-cache? Après la magie, l’art de conter et les jeux en tous genres, on retrouve ce concept en design de logos.

Prenons comme exemple le logo créé par Pentagram pour OpenView où le lettrage est dévoilé petit à petit. On aperçoit d’abord les lettres O et V, puis elles s’écartent l’une de l’autre pour révéler le logo tout entier. Cette manière de révéler les informations après les avoir cachées permet de créer une transition naturelle entre la « version courte » et la « version complète » d’un même logo.

Open View par Pentagram

Spin a créé un logo minimal qui se révèle au fur et à mesure de l’animation, pour l’agence Biber Architects. L’animation commence par une représentation abstraite de la lettre I formée dans l’espace négatif et joue sur les ombres et la lumière, pour rappeler l’un des aspects de cette agence d’architecture.

Le point du I se cache ensuite derrière le deuxième B, pour attirer davantage notre attention sur l’espace négatif alors créé. Le logo de David Rowland réalisé par ico Design fonctionne sur le même principe.

La Fondation Delfina, une association à but non lucratif dédiée aux artistes, a choisi un monogramme moderne et osé. Il se réduit à un seul trait avant de dévoiler les lettres D et F à nouveau. La fonctionnalité a été privilégiée, à raison, et symbolise avec élégance la mission de l’organisme : soutenir les artistes.

Faits main

Les logos réalisés à la main (qu’ils soient skeumorphiques ou réalistes) existent depuis toujours. Il n’est donc pas surprenant que les graphistes aient voulu y ajouter un brin de mouvement en les animant.

Faymus, Tangled et Embla ont tous fait le choix d’illustrer le processus de création d’un dessin ou d’une peinture. L’aspect « fait main » est volontairement exagéré afin de montrer le processus artistique : on passe de traits assez grossiers pour arriver à des contours précis et soignés.

Le logo de Feral Sphere réalisé par Mind Design explore une approche différente en utilisant l’animation pour créer une répétition. En d’autres termes, chaque image de l’animation représente une nouvelle version du logo. Ce concept est idéal pour ce label de mode soucieux des origines biologiques et durables de sa matière première.

Transformation

Tous les graphistes ont eu un jour ou l’autre un client qui leur demandait de combiner un rhinocéros et un tracteur, une tasse à café et une chouette ou tout autre combinaison improbable censée représenter telle ou telle entreprise. Mais grâce à l’animation des logo, c’est désormais possible !

Même Google s’y est mis pour transformer le mot Google en micro, en longueur d’ondes, en points rebondissants et tout simplement en lettre G. Le graphiste Gun Karlsson a également utiliser le principe du logo animé pour changer le mot Brikk en un néon de lumière. William Kesling, lui, transforme le mot Labs en une image abstraite tout en ajoutant une texture photographique.

Agrandissement

L’idée d’un « branding dynamique » a toujours été un véritable défi… Comment créer un logo qui puisse s’adapter à n’importe quelle échelle? L’animation est l’un des moyens possibles. Le logo d’Ideo Architekci, par exemple, est constitué d’une grille jaune qui peut s’étendre ou se rétracter au besoin. C’est une excellente solution, surtout pour des architectes qui ont l’habitude de travailler avec un système de grille similaire pour leur plans.

ideo architekci par For Brands

 

Les animations qui jouent sur le principe de l’agrandissement ont également un autre avantage : le logo de Eat, réalisé par Fable, mange littéralement les lettres au fur et à mesure de l’animation et devient, de ce fait, de plus en plus gros. En comparaison, le logo de Stevenson Systems joue sur l’agrandissement du S pour en créer une série.

Celui du designer en mobilier Simon Pengelly se déploie en ajoutant des lignes pour représenter les couches de contreplaqués que l’on retrouve souvent sur les meubles. Non seulement c’est un clin d’oeil au type de matériau qu’il utilise, mais cela lui permet également de moduler son logo selon l’espace/le support sur lequel il souhaite l’utiliser.

Interchangeabilité

Le fait d’ajouter des animations aux logos a également donné naissance à une autre variante de la même tendance, où certains éléments d’un logo sont interchangeables. Par exemple, le logo de Bang PR explose pour laisser la place, au centre, à tout un tas d’informations qui peuvent être modifiées au besoin (« 10 millions de likes ! », « Un vrai héros ! », etc.).

Pendant ce temps-là, Sello utilise une animation de ce type pour remplacer le O de Sello par une série d’objets circulaires vendus sur leur plateforme. Et le logo de l’hôtel Koster, réalisé par Bedow, fait défiler trois petites illustrations en rapport avec les services offerts (une salle à manger, un bar et une terrasse).

Réorganisation

Proche de l’interchangeabilité, la réorganisation consiste à déplacer les éléments d’un logo existant pour modifier sa composition.

Modhouse, une entreprise proposant des maisons écologiques modulables, a choisi un logo composé de ses modules justement. L’animation consiste à construire le logo module après module et à les réorganiser pour les rassembler au centre.

Sim Smith joue sur le cadre de son logo pour réorganiser le contenu — le concept idéal quand on sait qu’il s’agit d’une galerie d’art ! De son côté, Design Torget s’amuse avec sa typographie pour représenter ses produits.

Enroulement

C’est en quelque sorte le feu d’artifice du logo animé. L’université des Arts d’Helsinki a choisi un logo qui ressemble à un bâtiment rempli d’artistes ultras dynamiques prêts à « casser la baraque ».

Mais il n’est pas forcément nécessaire d’en faire autant ! Le logo de Rikstreatret, une compagnie de théâtre, est magnifiquement modeste. La « scène » du logo s’étire et s’enroule pour figurer l’adaptabilité de la troupe à différents espaces et situations.

Déplacement

Faire bouger les éléments qui constituent un design fait partie des fondamentaux en ce qui concerne les animations. Regardez comment les graphistes ont interprété les préceptes de ce concept : le logo de l’agence de relations publiques Flight se déplace gauche à droite pour créer une interprétation visuelle du voyage.

Le restaurant Common Lot se concentre sur la lettre O et leur vie pour rappeler les moutons qui broutent dans les prés. On pense aussi aux clients qui se regroupent autour d’une table pour partager un bon repas.

Le graphiste Brien Hopkins joue sur l’idée du phare pour projeter le logo de gauche à droite et crée le chiffre 6 dans l’espace négatif.

3D

Impossible d’oublier l’un des plus grand tournant de l’histoire de la technologie : la 3D.

Le logo de Haverstock utilise la 3D pour transformer six lignes verticales en lettre H. De leur côté, les graphistes de Commando Group font tourner le logo de 4B sur un axe tridimensionnel.

Il est temps de se bouger!

Maintenant que vous avez vu ce que les graphistes sont capables de faire, nous espérons que vous aurez trouvé l’inspiration pour vous lancer vous aussi. N’ayez pas peur. Ces neuf exemples de logo animé peuvent vous aider à présenter votre marque d’une manière complètement nouvelle..

C’est parti. Posez vos commentaires ci-dessous!